Retour de la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation
Confirmé par plusieurs médias
Mesure phare reconduite depuis les campagnes 2012, 2017 et 2022 : abroger le report de l'âge légal et revenir à un départ à 60 ans pour une carrière complète de 40 ans, avec alignement des petites pensions sur un Smic revalorisé. Voir la source.
Position historique de LFI, répétée et documentée sur trois campagnes présidentielles successives.
Classes populaires
Score : +1 / 2
Avantages
Bénéficie en priorité aux carrières commencées tôt et aux métiers pénibles, plus représentés dans cette catégorie
Revalorisation des petites pensions au niveau du Smic
Risques
Financement non détaillé publiquement, donc incertitude sur qui supporte le coût à terme
Angle mort : Le chiffrage précis du coût et de son financement n'est pas public à ce stade de la campagne.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Départ plus précoce pour les carrières complètes à 40 ans
Risques
Si financée par la fiscalité ou les cotisations, une partie de cette catégorie pourrait contribuer sans bénéficier de la même revalorisation
Angle mort : Aucune indication publique sur un éventuel geste fiscal ciblant spécifiquement cette catégorie.
Classes aisées
Score : -1 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Combinée aux mesures fiscales du même programme, cette catégorie est identifiée comme contributrice nette probable au financement
Angle mort : Le lien précis entre cette mesure et les mesures fiscales n'est pas établi par un document budgétaire chiffré public.
Retraités & inactifs
Score : +2 / 2
Avantages
Effet direct et immédiat pour les futurs retraités concernés
Revalorisation des pensions les plus faibles
Risques
Pérennité financière du système à moyen terme non démontrée par un chiffrage indépendant public
Angle mort : Le Conseil d'orientation des retraites n'a pas publié d'évaluation officielle de cette proposition spécifique à ce stade.
Pouvoir d'achat et économie
Nouvelles tranches d'impôt sur le revenu et alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail
Annoncé, détails à préciser
Création de tranches supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les hauts revenus et taxation des revenus du capital au même barème que les revenus du travail, pour financer les services publics et réduire les inégalités. Voir la source.
Détaillé par franceinfo lors de la campagne 2022 (barème à 14 tranches contre 5 actuellement, taux marginal élevé au-delà d'un seuil élevé de revenu, capital taxé comme le travail), cohérent avec « L'Avenir en commun » ; chiffrage spécifique à 2027 non retrouvé dans une source de premier rang à ce jour.
Classes populaires
Score : 0 / 2
Avantages
Non concernées par les tranches ou la taxation du capital
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Le programme ne précise pas d'affectation ciblée d'une partie des recettes vers cette catégorie.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Non concernées par le haut de barème visé
Risques
Une partie supérieure de cette catégorie détenant une épargne financière pourrait être affectée, sans seuil exact public
Angle mort : Absence de seuil précis pour distinguer petite épargne et gros patrimoine financier.
Classes aisées
Score : -2 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Hausse significative de la charge fiscale sur les hauts revenus et les revenus du capital
Risque d'optimisation ou de délocalisation fiscale évoqué par des économistes critiques
Angle mort : Aucun chiffrage indépendant public du rendement budgétaire attendu.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Neutre pour la quasi-totalité des pensions
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Effet possible pour une minorité de retraités disposant de revenus du capital importants, non quantifié.
Écologie et énergie
Sortie progressive du nucléaire au profit d'un mix 100 % renouvelable, avec un référendum proposé sur la question
Confirmé par plusieurs médias
Position reconduite depuis plusieurs campagnes (« L'Avenir en commun ») : sortir progressivement du nucléaire, développer massivement les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydraulique, géothermie) pour atteindre 100 % d'énergies renouvelables, et soumettre la question nucléaire à référendum. Voir la source.
Position historique de LFI documentée depuis les campagnes 2012 et 2017 (« L'Avenir en commun ») ; Le JDD rapporte spécifiquement sa proposition de référendum sur le nucléaire.
Classes populaires
Score : -1 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Selon certaines analyses de la transition énergétique (ex. Allemagne), le remplacement d'une production nucléaire pilotable par des renouvelables peut entraîner une hausse temporaire des prix de l'électricité, qui pèserait proportionnellement plus sur cette catégorie
Angle mort : Aucun chiffrage indépendant public du coût de la sortie du nucléaire ni de son effet sur la facture énergétique des ménages modestes.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Effet potentiellement positif à long terme si les projets citoyens d'énergie renouvelable locale réduisent la facture
Risques
Coût d'investissement de la transition pouvant se répercuter sur la fiscalité ou les tarifs
Angle mort : Le calendrier précis de fermeture des réacteurs et son effet sur les prix ne sont pas chiffrés publiquement.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Les ménages aisés consacrant une part plus faible de leur revenu à l'énergie, cette catégorie est statistiquement moins exposée aux variations de prix ; aucun chiffrage spécifique n'est disponible.
Retraités & inactifs
Score : -1 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Les retraités à revenu fixe sont, comme les catégories populaires, statistiquement plus exposés qu'un actif à une hausse durable des prix de l'énergie
Angle mort : Aucune mesure de compensation spécifique pour les retraités n'est associée publiquement à cette proposition.
Institutions et démocratie
Instaurer une VIe République par une assemblée constituante convoquée par référendum
Confirmé par plusieurs médias
Proposition reconduite depuis 2012 : organiser un référendum pour convoquer une assemblée constituante (élue et tirée au sort), chargée de rédiger une nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire, la proportionnelle, le référendum d'initiative citoyenne (RIC) et le référendum révocatoire, avant adoption par un second référendum. Voir la source.
Position historique de LFI documentée sur les campagnes 2012, 2017 et 2022 ; détaillée par franceinfo et Le JDD.
Classes populaires
Score : 0 / 2
Avantages
Objectif affiché de renforcer la participation citoyenne directe (référendum d'initiative citoyenne, tirage au sort), potentiellement plus accessible aux catégories habituellement moins représentées dans les instances élues
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Une réforme constitutionnelle ne se traduit pas mécaniquement par un effet différencié selon la catégorie socio-économique ; son impact dépendrait des lois votées ensuite par la nouvelle assemblée, non connues à ce stade.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Même angle mort que pour les autres catégories : l'effet économique dépend des politiques mises en œuvre après l'adoption d'une nouvelle Constitution, non déterminées par la mesure elle-même.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucun effet économique direct identifiable à ce stade.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucun effet économique direct identifiable à ce stade.
Écologie et énergie
Remplacer les régions par 13 « écorégions » organisées autour des bassins hydrographiques
Annoncé, détails à préciser
La France insoumise propose de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins hydrographiques, compétentes sur l'eau, l'air, le littoral, les forêts, la fertilité des sols, la mobilité, l'économie circulaire et la santé environnementale, avec un pouvoir réglementaire possible dans ces domaines. Les contours précis et les compétences définitives faisaient encore l'objet de travaux d'expertise à l'été 2026. Voir la source.
Projet détaillé publiquement par les député·es porteurs du dossier et rapporté par franceinfo, Le JDD et France 24 ; les contours exacts (limites, compétences, calendrier) restent en cours d'expertise à l'été 2026, sans texte définitif publié — d'où un niveau de confiance « annonce » malgré une intention déjà bien documentée.
Classes populaires
Score : 0 / 2
Avantages
Une politique de l'eau et de prévention des risques mieux articulée à l'échelle des bassins versants pourrait, selon ses défenseurs, mieux protéger les zones inondables ou en tension hydrique, où vivent aussi des ménages modestes
Risques
Une réorganisation territoriale de cette ampleur comporte un risque de complexité administrative et de coût de transition, dont l'effet sur les services publics locaux n'est pas chiffré
Angle mort : Le projet n'est pas encore stabilisé publiquement ; aucun chiffrage du coût de la réforme ni de ses effets sur l'emploi public territorial n'est disponible.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Incertitude sur l'avenir des compétences économiques régionales actuelles (formation professionnelle, développement économique) dans la nouvelle organisation
Angle mort : Le sort des compétences régionales non environnementales dans les futures écorégions n'est pas précisé publiquement.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucun effet économique différencié identifiable à ce stade pour cette catégorie, faute de texte stabilisé.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Mesure de réorganisation territoriale sans lien direct identifié avec cette catégorie à ce stade du projet.
Écologie et énergie
Créer une « conscription écologique » pour renforcer la sécurité civile face aux crises climatiques
Confirmé par plusieurs médias
Jean-Luc Mélenchon propose une « conscription écologique » : constituer, via un service obligatoire, une réserve citoyenne mobilisable pour renforcer la sécurité civile face aux crises climatiques (incendies notamment), en reprenant et adaptant sa proposition de 2022 d'une conscription citoyenne de neuf mois rémunérée au Smic. Voir la source.
Proposition détaillée par le candidat le 23 août 2026 et rapportée par Le JDD et France 24, en filiation directe avec sa proposition chiffrée de 2022 (neuf mois, rémunération au Smic).
Classes populaires
Score : +1 / 2
Avantages
Une conscription rémunérée au Smic, sur le modèle de la proposition 2022, constituerait un revenu et une expérience professionnelle pour des jeunes de cette catégorie, souvent plus exposés au chômage des jeunes
Risques
Caractère obligatoire pouvant être vécu comme une contrainte, notamment pour les jeunes déjà entrés dans la vie active
Angle mort : Le niveau de rémunération et la durée définitifs pour la version 2027 de la mesure ne sont pas encore chiffrés publiquement, seule la version 2022 l'était.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Interruption potentielle d'études ou de début de carrière pour les jeunes de cette catégorie
Angle mort : Modalités d'articulation avec les études supérieures non précisées publiquement.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Effet non différencié documenté publiquement pour cette catégorie.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Bénéfice indirect possible d'une meilleure réponse aux crises climatiques (feux de forêt) pouvant affecter des zones où résident des retraités
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucune donnée publique ne permet de chiffrer cet effet indirect.
Pouvoir d'achat et économie
Blocage des prix et des marges sur les produits de première nécessité, et échelle mobile des salaires
Confirmé par plusieurs médias
Lors d'un meeting à la Fête de l'Humanité le 12 septembre 2026, Jean-Luc Mélenchon a plaidé pour un blocage des prix et des marges sur les produits de première nécessité et proposé une échelle mobile des salaires, mécanisme d'indexation automatique et régulière des salaires sur l'inflation, pour enrayer la baisse du pouvoir d'achat ; il a également promis la gratuité des cantines scolaires. Voir la source.
Propositions formulées publiquement par le candidat le 12 septembre 2026 lors d'un meeting à la Fête de l'Humanité et rapportées par franceinfo ; le mécanisme précis de l'échelle mobile des salaires (périodicité, produits concernés par le blocage des prix) et son chiffrage global ne sont pas publiés à ce stade.
Classes populaires
Score : +2 / 2
Avantages
Un blocage des prix et des marges sur les produits de première nécessité bénéficierait proportionnellement plus aux ménages consacrant une part importante de leur revenu à ces produits
L'échelle mobile des salaires viserait à protéger en priorité les bas salaires contre l'érosion par l'inflation
La gratuité des cantines scolaires réduirait une dépense contrainte pour les familles modestes
Risques
Des économistes mettent traditionnellement en garde contre un risque de pénurie ou de marché noir en cas de blocage prolongé des prix
Le financement de la gratuité des cantines et le mécanisme de compensation pour les commerçants et producteurs ne sont pas chiffrés publiquement
Angle mort : Aucun chiffrage indépendant public du coût de la gratuité des cantines ni du périmètre exact des produits concernés par le blocage des prix.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Bénéfice du blocage des prix sur les produits de première nécessité, dans une proportion moindre du revenu que pour les classes populaires
Risques
Une échelle mobile des salaires généralisée pourrait, selon certains économistes, alimenter une spirale prix-salaires dont l'effet net sur le pouvoir d'achat réel de cette catégorie n'est pas démontré
Angle mort : Aucune étude chiffrée publique n'évalue l'effet net d'une échelle mobile des salaires sur l'inflation elle-même.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Les commerçants, distributeurs ou producteurs de cette catégorie pourraient voir leurs marges directement affectées par un blocage des prix
Angle mort : Aucun chiffrage public de l'effet du blocage des marges sur la rentabilité des entreprises concernées.
Retraités & inactifs
Score : +1 / 2
Avantages
Un blocage des prix sur les produits de première nécessité bénéficierait aux retraités aux pensions modestes, à la part de consommation contrainte proportionnellement élevée
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Effet différencié selon le niveau de pension non chiffré publiquement.
Europe et géopolitique
Geler une partie de la dette publique française détenue par la BCE, en commençant par la dette Covid
Confirmé par plusieurs médias
Lors des universités d'été de La France insoumise le 23 août 2026, Jean-Luc Mélenchon a proposé que la Banque centrale européenne « mette au congélateur » les dettes des États, en commençant par celles de la période Covid : transformer en dette perpétuelle à taux nul la dette française détenue par la Banque de France pour le compte de la BCE, soit selon lui 18 % de la dette totale de l'État (636 milliards d'euros sur les 3 536 milliards recensés par l'Insee ; le gouvernement évalue plutôt le périmètre concerné à environ un quart de la dette, soit 884 milliards d'euros). Il propose d'étendre ce mécanisme aux dettes publiques des autres pays européens détenues par la BCE via leurs banques centrales nationales. Voir la source.
Proposition détaillée publiquement par le candidat le 23 août 2026 lors des universités d'été de LFI, chiffrée (18 %, 636 milliards d'euros selon le candidat) et rapportée par franceinfo et France 24 ; sa faisabilité juridique (indépendance statutaire de la BCE, unanimité des 27 États membres requise pour une révision des traités) est contestée par plusieurs économistes, ce qui relève du débat sur la mesure et non de l'existence de la proposition elle-même.
Classes populaires
Score : 0 / 2
Avantages
Selon ses défenseurs, la marge budgétaire dégagée par le gel de la dette pourrait financer des dépenses sociales bénéficiant en priorité à cette catégorie
Risques
Plusieurs économistes avertissent qu'une telle décision pourrait détériorer la confiance des marchés et renchérir le coût des emprunts publics futurs, dont la charge pèse sur le budget de l'État
Angle mort : Le programme ne garantit pas d'affectation précise de la marge budgétaire dégagée vers des dépenses profitant spécifiquement à cette catégorie ; aucun chiffrage indépendant public de l'effet sur les taux d'emprunt futurs n'est disponible.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Comme pour les autres catégories, un risque de hausse des taux d'intérêt sur la dette future pourrait peser indirectement sur le coût du crédit
Angle mort : Effet différencié par catégorie non documenté publiquement, la mesure opérant au niveau macroéconomique plutôt que par un transfert direct aux ménages.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Mesure de politique monétaire et budgétaire sans effet direct identifié pour cette catégorie à ce stade ; un effet indirect sur les détenteurs de dette française via les marchés financiers n'est pas chiffré publiquement.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Selon ses défenseurs, la marge budgétaire dégagée pourrait à terme contribuer au financement de dépenses sociales, dont les pensions
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucun lien chiffré n'est établi publiquement entre cette mesure et le financement du système de retraite.
Institutions et démocratie
Instaurer un « état d'urgence sociale et écologique » pour engager une taxation des grandes fortunes et désarmer la finance
Annoncé, détails à préciser
Lors de son meeting à la Fête de l'Humanité le 12 septembre 2026, Jean-Luc Mélenchon a évoqué la possibilité de décréter, sous des conditions objectives à préciser, un « état d'urgence sociale » ou un « état d'urgence écologique ». Selon la députée LFI Aurélie Trouvé, présidente de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale, ce dispositif viserait à faire constater une situation de crise économique et sociale urgente justifiant une politique de rupture plutôt que des mesures ponctuelles, et permettrait d'engager trois axes : la taxation des plus grandes fortunes, une relance du pouvoir d'achat et des recettes fiscales par la hausse des salaires, et un « désarmement de la finance » consistant à arrêter le paiement de frais financiers jugés excessifs sur la dette publique détenue par des acteurs financiers privés. Voir la source.
Proposition présentée publiquement par le candidat le 12 septembre 2026 et détaillée par une députée LFI dans un article dédié de franceinfo ; les conditions objectives précises de déclenchement, la base légale et le chiffrage des trois axes d'action ne sont pas publiés à ce stade, d'où un niveau de confiance « annonce ».
Classes populaires
Score : +1 / 2
Avantages
Les trois axes évoqués (hausse des salaires, taxation des grandes fortunes, réduction des frais financiers sur la dette) visent explicitement à améliorer le pouvoir d'achat, en priorité pour les ménages aux revenus modestes
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Le mécanisme juridique précis de déclenchement de cet « état d'urgence » et les pouvoirs exacts qu'il conférerait à l'exécutif ne sont pas publiés, ce qui empêche d'évaluer l'ampleur réelle de ses effets.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Comme pour les autres catégories, l'absence de texte précisant les conditions de déclenchement et la durée du dispositif empêche d'évaluer un effet différencié pour cette catégorie.
Classes aisées
Score : -1 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
La taxation des plus grandes fortunes est explicitement présentée comme l'un des trois axes de ce dispositif, ce qui identifie cette catégorie comme contributrice probable
Angle mort : Aucun chiffrage public du taux ou du périmètre de cette taxation renforcée des grandes fortunes n'est disponible à ce stade.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Une réduction des frais financiers payés sur la dette publique pourrait, selon ses défenseurs, dégager une marge budgétaire profitant à terme au financement des retraites
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucun lien chiffré n'est établi publiquement entre ce dispositif et le financement du système de retraite.
Sécurité et justice
Refonder la police « de la cave au grenier », dissoudre l'IGPN et créer une garde nationale de jeunes volontaires
Confirmé par plusieurs médias
Dans une longue vidéo publiée fin août 2026 sur sa chaîne YouTube, Jean-Luc Mélenchon promet, s'il est élu en 2027, de revoir l'organisation de la police « de la cave au grenier » dans toutes ses missions. Lors d'un colloque de La France insoumise à Paris le 14 septembre 2026, intitulé « Sécurité, violences, délinquance : retour à la raison », il a détaillé ses propositions autour d'un triptyque « prévention, répression, réparation » : « refonder la police de fond en comble » en restaurant une formation initiale plus sérieuse des policiers, en créant un nouveau code de déontologie, en dissolvant l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), en créant une garde nationale composée de jeunes volontaires, et en dépénalisant l'usage du cannabis. Voir la source.
La promesse de refonte de la police « de la cave au grenier » est rapportée par Le JDD fin août 2026 et prolonge une image déjà utilisée par La France insoumise lors de précédentes campagnes ; les mesures précises (dissolution de l'IGPN, garde nationale de jeunes volontaires, dépénalisation du cannabis) ont été détaillées lors du colloque du 14 septembre 2026, également rapporté par LCP et franceinfo. Le chiffrage budgétaire de la garde nationale et le dispositif exact destiné à remplacer l'IGPN ne sont pas publiés à ce stade.
Classes populaires
Score : +1 / 2
Avantages
Une garde nationale de jeunes volontaires, si elle est rémunérée sur le modèle de la « conscription écologique » déjà proposée par le candidat, pourrait offrir un revenu et une expérience professionnelle à des jeunes de cette catégorie, plus touchés par le chômage des jeunes
La dissolution de l'IGPN et un nouveau code de déontologie visent à répondre aux critiques de violences policières exprimées en priorité par des habitants de quartiers populaires
Risques
La dépénalisation du cannabis pourrait, selon des opposants, être perçue comme un signal d'affaiblissement de la réponse pénale dans des zones où le trafic de stupéfiants est identifié comme un problème de sécurité publique
Angle mort : Aucun chiffrage public du coût de la garde nationale de jeunes volontaires ni du dispositif destiné à remplacer les missions de contrôle de l'IGPN n'est disponible à ce stade.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Mesure centrée sur l'organisation des forces de l'ordre et la politique pénale, sans effet économique différencié documenté pour cette catégorie.
Classes aisées
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Mesure centrée sur l'organisation des forces de l'ordre et la politique pénale, sans effet économique différencié documenté pour cette catégorie.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucune donnée publique ne permet d'établir un effet différencié de cette réorganisation policière pour les retraités.
Institutions et démocratie
Faire voter une loi « anticoncentration » des médias dès le premier trimestre du mandat et démanteler les grands groupes de presse privés
Confirmé par plusieurs médias
Jean-Luc Mélenchon a annoncé en mai 2026 que La France insoumise ferait voter en priorité, dès le premier trimestre d'un éventuel mandat, une loi « anticoncentration » des médias visant à la « dislocation des monopoles », à commencer par celui de Vincent Bolloré sans s'y limiter (il a aussi cité les groupes de Matthieu Pigasse et Rodolphe Saadé). Il a évoqué la création d'un conseil déontologique des médias et qualifié l'Arcom de « farce ambulante ». En février 2026, il avait employé des termes plus radicaux, évoquant la « confiscation » et la vente « à la découpe » de certains groupes. Cette orientation prolonge une proposition déjà présente dans son programme de 2022 et une proposition de loi LFI « anticoncentration » rejetée en commission à l'Assemblée nationale en novembre 2023. Voir la source.
Position réaffirmée publiquement par le candidat en mai 2026 comme une mesure prioritaire de son éventuel mandat, rapportée par franceinfo, LCP et France 24, et documentée sur plusieurs campagnes (programme 2022, proposition de loi LFI de 2023). Le mécanisme juridique précis du démantèlement (nationalisation, cession forcée, régulation renforcée du marché) n'est en revanche pas arbitré publiquement à ce stade.
Classes populaires
Score : 0 / 2
Avantages
Une loi anticoncentration viserait, selon ses défenseurs, à limiter l'influence de grands groupes privés sur le débat public, un enjeu démocratique qui concerne l'ensemble des citoyens au même titre
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucune donnée publique ne permet d'établir un effet différencié de cette mesure selon la catégorie de revenu des citoyens, la mesure portant sur la structure de propriété des médias plutôt que sur le pouvoir d'achat des ménages.
Classes moyennes
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Mesure centrée sur la régulation du secteur médiatique, sans effet économique différencié documenté pour cette catégorie.
Classes aisées
Score : -1 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Les actionnaires et propriétaires des groupes de médias explicitement cités par le candidat (Bolloré, Pigasse, Saadé) relèvent de cette catégorie et seraient directement visés par un démantèlement ou une cession forcée de leurs actifs
Angle mort : Le mécanisme juridique précis du démantèlement n'étant pas arbitré publiquement, l'ampleur financière exacte de l'effet pour les propriétaires concernés ne peut être chiffrée.
Retraités & inactifs
Score : 0 / 2
Avantages
Aucun bénéfice direct identifié
Risques
Aucun risque direct identifié
Angle mort : Aucun effet documenté pour cette catégorie, la mesure portant sur la structure de propriété des médias plutôt que sur les revenus des ménages.
Cette fiche ne recense que les mesures pour lesquelles une source vérifiable a été retrouvée au moment de la rédaction (28 août 2026). Voir la méthodologie.